Femmes en résistance à la modestie : le programme de la 15e édition !!!

étoile collective ©Ringart

©Archives Ringart

Le « formidable » programme des 15 ans

de Femmes en résistance est en ligne !

30/09 et 01/10 à l’espace Jean Vilar d’Arcueil

Devinette : qui est toujours bien à sa place, sans rien qui dépasse, et sans dire un mot plus haut que l’autre ?  Qui est capable des plus grandes merveilles sans se mettre en avant ?

Assez de cette modestie imposée ! Résistance !

Après 15 ans de festival, il est bien temps de transformer le miroir rapetissant des contes patriarcaux  en une vision plus juste de nos capacités : infinies et diverses, comme les femmes !

modestie

©Archives Ringart

Au commencement, une petite phrase, d’une des deux organisatrices du festival, après avoir vu un des films aujourd’hui dans le programme  (car oui, il faut le dire, on fait tout ça à deux ! ) : « les femmes sont formidables ! »

Derrière, devant la caméra, de l’Inde à l’Iran en passant par l’Europe et le Brésil, l’hôpital psy, la scène publique ou sur celle de l’intime, elles sont créatives, résistantes, drôles, et inventives…venez les retrouver à l’écran, ainsi que dans les couloirs de l’espace Jean Vilar, les 30 septembre et 1er octobre à Arcueil !

Voici le programme complet de ces deux journées

SAMEDI 30 SEPTEMBRE

13h30 OUVERTURE

14h00

A LA POURSUITE DE LEURS RÊVES

Fairy Tales, de East India Comedy, 6′, Inde, 2017

Quelles histoires lire à nos enfants pour ne pas les éduquer dans le sexisme  ? La réponse de Blanche-Neige, Cendrillon et La Belle au bois dormant
Kodaikanal, de Sofia Ashraf et Rabindran R. Prasad, 3′, Inde, 2015

En Inde, une jeune artiste fait trembler Unilever

www.kedistan.netune-autre-montagne-affich-a6d7efbb7cbc5df3d400c2ae2752c0907f029fb8Başka bir Dağ, Une autre montagne, de Anouck Mangeat & Noémi Aubry , 82′, France, 2017

Turquie : deux amies vivent à Istanbul et rendent visite à une troisième, dans un petit village de la région de la région de la Mer Noire. Elles échangent leurs expériences de l’organisation des luttes. Les époques se mêlent et c’est toujours la guerre, la répression et une violence au quotidien contre laquelle elles se soulèvent.

16h30

L’ORIGINE DU MONDE

The PAD  : A Period Drama (menstrual hygiene day campaign) 2′, Inde

Campagne indienne pour l’information sur les règles

Period Stories de Charlotte Forsgaerd, 19′, Finlande, 2015

Charlotte Forsgaerd a recueilli sur Internet les «  pires histoires de règles  » de femmes à travers le monde.

J’ai dit oui aux monologues du vagin de Ilse Tempelar, 51′, France, 2017

J__-00109Elles sont bretonnes, elles ont en commun d’avoir accepté de lire sur scène un texte des Monologues du vagin. Elles ont porté les mots de quelqu’un d’autre et cette aventure les a transformées. Pour ce film, elles parlent de  cette  expérience, de leurs émotions et de leur intimité.

 

18H30

LIBRES TERRIENNES

  • Prix Femmes en résistance au concours «  Buzzons contre le sexisme  » 2017  :

Un rayon de couleurs  6’48   du Lycée des métiers Le Garros – Auch

-Je m’appelle Sarah. Je veux être libre de disposer de mon corps – 6’57   du Lycée international Valbonne

  • « Femmes et espace public : à l’action ! de Libres Terriennes, 10′, France, 2017, 3′
  • I’m Graffiti Granma, de LAT 65  4′, Portugal, 2016

Il n’y a pas d’âge pour dessiner sur les murs…

  • Femmes rurales en mouvement, de Héloïse  Prévost, 46′, France, 2017

Elles sont du Nordeste au Brésil, elles sont paysannes, elles sont femmes, elles sont féministes et elles dessinent leur vie. Bref, elles sont formidables  !

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20h45

ET SI LE CIEL ETAIT VIDE  ? 

Renaître de ses cendres , un portrait de Chahla Chafiq, 23′, 2017

En retraçant le parcours de l’écrivaine Chahla Chafiq , ce film nous invite à une méditation sur le rapport intime entre la création, la résilience et  la résistance.

Et si le ciel était vide, de Thissa D’Avila Bensalah,,  60′, 2017 France

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Dans un hôpital psychiatrique, un chantier théâtral avec 9 patient.e.s, inspiré de Liberté à Brême de Fassbinder. Sous nos yeux, se construit une réflexion commune. Entre psychiatrie, violences patriarcales et travail de création, l’alchimie opère une remise du monde à l’endroit.

DIMANCHE 1ER OCTOBRE

13H30

DESSINER LEUR UNIVERS 

La couleur du caméléon, de Malory Moure, 12’27, France, 2017

Etre lesbienne au Cameroun, en Afrique du sud, en France, c’est toujours viser la lune.

Ouaga Girls, de Theresa Traore Dahlberg, 80′, France, 2017

cameleon_fbDes jeunes femmes de Ouagadougou passent un diplôme pour devenir carrossières ou mécaniciennes. Un chemin qu’elles empruntent avec persévérance malgré les lois patriarcales de la gravité.

 

15H30 

UNIVERS EN EXPANSION

Ladies first, de Mona El-Naggar, 37′, Etats-Unis, 2016′

En Arabie Saoudite, l’univers des femmes s’étend à petits pas. Ici, nous suivons le parcours de trois candidates aux élections, face aux obstacles que leur nouvelle égibilité place encore sur leur route.

Les femmes sont plus petites que les hommes, de Véronique Kleiner, 52  ‘ , France, 2013

Mais pourquoi les femmes sont elles plus petites que les hommes  ? Alors que tout, dans l’espèce humaine, indique qu’elles devraient être plus grandes  ? Et si on les avait empêchées de grandir  ?

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17H30 

ET POURTANT ELLES TOURNENT 

Les filles, de Fery Malek-Madani, 50 », Belgique-Iran, 2017

Dans plusieurs villes iraniennes, deux cents jeunes filles sont incitées à se représenter leur avenir et à raconter leurs rêves. Elles veulent devenir médecins, actrices, sportives de haut niveau…  Elles sont ensuite invitées à  photographier symboliquement leurs souhaits,  mais aussi ce qui pourrait empêcher ces rêves de se réaliser.

Et la femme créa Hollywood, 52′, de Julia et Clara Kuperberg, 2016,

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Etats-Unis/France

De la Création du monde à la création cinématographique, l’histoire se répète à l’infini  : les femmes ont un rôle central mais occulté.  Ce documentaire répare les trous noirs dans l’histoire du cinéma.

20H30

LE CIEL EST IMMENSE

Fairy Tales, de East India Comedy, 6′, Inde, 2017

Sonita, de Rokhsareh Ghaem Maghami, 95′, Iran, 2016

559560.jpg-c_300_300_x-f_jpg-q_x-xxyxxSonita n’a pas 18 ans, mais cette jeune afghane immigrée à Téhéran a des choses à dire, un destin à refuser, et un destin à accomplir…auprès des étoiles du slam

Sorti au cinéma en 2016, juste après le dernier festival, Sonita manquait à notre programmation de femmes au firmament de ces 15 ans de Femmes en résistance. C’est avec elle que nous les terminerons donc !

30/09-01/10 ! Retenez les dates du 15e festival !

Et si vous avez des films, des idées, à nous soumettre, il vous suffit de nous écrire à femmesenresistance@gmail.com !

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Merci pour ce beau 14e festival !

img_6536Ca y est. C’est déjà fini. La quatorzième édition du festival, sur le thème « femmes en résistance à l’image », a été un très beau succès.  Du monde  (au moins 50 personnes) à toutes les séances, des retours formidables sur les films choisis et la cohérence de ce programme, beaucoup de passion, et une vraie assiduité aux films ! Ainsi, certaines spectatrices n’ont pas hésité à assister à toutes les séances, soit 7 séances d’au moins deux documentaires + le concert ! Belle endurance !

Difficile de relater tous les temps forts du festival, mais nous avons été particulièrement heureuses d’accueillir de nombreuses réalisatrices : Marie Docher, photographe, qui a présenté « Ni vues ni connues », Nadia Pizzuti pour son portrait de Lina Mangiacapre, Anne Lenfant pour « Entretiens avec Benoîte Groult » que nous avons revu avec grand plaisir, Fanny Pernoud et Olivier Bonnet pour « Les vies dansent » et Karine Lhémon pour « Cerveaux mouillés d’orage ». Pour ces deux derniers films, qui faisaient le portrait de femmes en situation de handicap, nous avons été très heureuses d’accueillir les héroïnes des films, Sandra, Neeta, Laurence et Hélène, des femmes formidables, résistantes, battantes et puissantes qui nous ont donné de forts moments d’émotion et transmis leur énergie.

Tard dimanche soir, lors d’un magnifique concert, Nina Blue a capté l’attention et l’écoute du public avec la voix unique de Nabila Mekkid et le violoncelle de Julien Roussel comme vous pouvez le voir en vidéo sur notre page Facebook.

En attendant de pouvoir fêter, nous l’espérons, les 15 ans du festival en 2017, voici quelques photos commentées du festival, et quelques remerciements.

Merci à la mairie d’Arcueil qui nous soutient depuis 14 ans et particulièrement à l’équipe de l’espace municipal Jean Vilar, Dominique bien sûr, qui nous offre cet espace exceptionnel de liberté d’expression -nombre de films, féministes, sur des femmes en luttes, des lesbiennes et des femmes en situation de handicap, qui ne sont pas acceptés ailleurs passent ici; et toute l’équipe technique avec qui nous travaillons aussi depuis 14 ans. Merci à Habib, Antoine, Marco, Michel !

Cette année, Vina et Robin ont assuré -avec talent- la restauration du festival et nous les remercions pour leur bonne humeur. Leur prestation a été très appréciée.

Merci à Anne pour le coup de main au bar, à Martine, qui non seulement voit tous les films mais en plus a cette année fait « l’ouvreuse », à Christine de la librairie Violette and co qui était bien sûr présente pendant les deux jours. Merci à Anne-Marie qui est l’autrice de la plupart des photos.

Et à toutes les copines qui nous ont soutenues, Dimitra, Josée, Sophie, Cathie, Françoise, Michèle, Marielle, Marie-Noëlle, Monique, Delphine, Delphine, Barbara, Annie,

Françoise et les autres !

Voilà donc pour cette année, et si vous avez aimé le festival, n’hésitez pas à mettre un petit mot ici en commentaire, ou sur notre page Facebook !

Nadja et Sandrine

 

 

 

Femmes en résistance à l’image ! Découvrez le programme

Voici le programme de notre 14e édition qui se déroulera les 24 et 25 septembre à l’espace municipal Jean Vilar d’Arcueil (grille synthétique en bas de page)

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©archives Ringart

Pour sa 14e édition, Femmes en résistance a décidé d’explorer comment, en images et à l’image, les femmes résistent aux clichés et aux rôles stéréotypés dans lesquels on les enferme.

Elles sont, partout et toujours, bien décidées à montrer qu’elles peuvent tout faire, qu’elles sont créatrices, qu’elles ont des voix à faire entendre et des images à montrer.

Elles parlent d’elles, de la planète, et leur message est universel.

Il est temps qu’on les regarde, et qu’on les écoute !

 

SAMEDI 24 SEPTEMBRE

13h Ouverture

13h15 DAGUERREOTYPEUSES

Objectif femmes

objectif_femmesDe Manuelle Blanc et Julie Martinovic, 2015, 52’, France

De nombreuses femmes se sont intéressées à la photographie dès son apparition, la plupart d’entre elles restent aujourd’hui encore inconnues du public. Ce film prolonge l’exposition « Qui a peur des femmes photographes » qui s’est tenue à Paris à l’automne 2015. Il réécrit l’histoire de la photographie à travers la reconnaissance de femmes, trop souvent mises de côté.

Ni vues ni connues, comment les femmes font carrière (ou pas) dans la photographie

De Marie Docher, 2015, 29′, France

Alors que la place des femmes dans l’histoire de la photographie commence à peine à être reconnue, Marie Docher s’est demandé si aujourd’hui la situation avait changé pour les photographes contemporaines et a réalisé des interviews avec plusieurs d’entre elles, pour une ébauche de réponse…

Le principe de la Schtroumpfette

De Anita Sarkeesian, 2012, 6′

Pourquoi une seule Schtroumpfette dans le village des Schtroumpfs ?

15h30 GUERILLÈRES

Femmes photographes de guerre

De Sigrid Fatin, 2016, 52’, Allemagne

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Portraits entrecroisés de plusieurs femmes photographes qui ont choisi le reportage de guerre : de la viennoise Alice Schalek, qui a couvert la Première Guerre mondiale, à la jeune française Camille Lepage, tuée en 2014, en passant par Lee Miller, Gerda Taro et Christine Spengler.

Kurdistan, la guerre des filles

De Mylène Sauloy, 2015, 53′, France

La lutte des unités de femmes kurdes, de Sakineh à la lutte contre Daech. Leur lutte armée contre les violences politiques est aussi une lutte féministe contre le patriarcat, pour ces femmes formées au féminisme, et qui l’affirment : elles ne cesseront leur combat que lorsque toutes les femmes du monde seront libres.

18h15 METTEUSES EN SCENE

Whistling at your mum

Clip TV péruvient, 3’18

Rap against Rape

De BomBaebs, 3’08, Inde

Profession documentariste

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les réalisatrices au festival « elles tournent » (Bruxelles)

De Shirin Barghnavard, Firouzeh Khosrovani, Farahnaz Sharifi, Mina Keshavarz, Sepideh Abtahi, Sahar Salahshoor et Nahid Rezaei, 2013, 80’ Iran

Sept réalisatrices qui toutes vivent actuellement en Iran, se demandent ce que signifie être femme et cinéaste indépendante dans leur pays. Chacune choisit une façon de raconter, chacune brosse à sa manière un portrait de l’Iran dans lequel s’imbriquent leur histoire privée, celle de leur génération et les soubresauts politiques de leur pays.

 

20H45 RESISTANTES

Le clitoris

De Lori Malépart-Traversy, 2016, 3′, France

photo_une_chambre_ok_mediumUne chambre à elle

De Anne Lenfant, 2005, 22′, France

Entretiens avec Benoîte Groult

 

Las Damas Azules

De Bérengère Sarrazin, 2015, 63’, Espagne

2012. Face au grand projet minier CONGA, au cœur de la région de Cajamarca au Pérou, naît un mouvement de résistance où les femmes ont pris une place centrale. Elles sont sorties dans la rue et se battent pour préserver l’eau et la terre. Plusieurs années plus tard, elles refusent de se résigner et nous racontent comment cette lutte les a transformées.

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DIMANCHE 25 SEPTEMBRE

13H30 ARTISTES

lina-mangiacapreLina Mangiacapre, artista del femminismo

De Nadia Pizzuti, 2015, 42’, Italie

Lina Mangiacapre, protagoniste active et originale du féminisme italien (1946-2002) a laissé une vaste production dans divers domaines artistiques. Elle fréquentait assidûment les festivals de films de femmes en France et il était impossible de ne pas remarquer son allure libre et fière et ses lunettes en forme de papillon. A travers son portrait c’est aussi celui des années d’émergence du féminisme napolitain qui est dessiné.

 

 

Chantal Akerman filme Sonia Wieder-Atherton 3′ 

Danse traditionnelle 3′

« I don’t belong anywhere » – Le cinéma de Chantal Akerman

De Marianne Lambert, 2015, 67′, Belgique

Portrait de Chantal Akerman, disparue en octobre 2015, au travers d’entretiens, d’extraits de films, qui interrogent son rapport unique à l’image. ainsi que son rapport à sa mère juste disparue, à qui elle a consacré son dernier film, « No Home Movie ».

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16H15 BATTANTES


Solar mamas

solar-mamas-update-largede Mona Eldaief et Jehane Noujaim, 2012, 58’ Etats-Unis

Aux portes du désert, dans un petit village jordanien, une association indienne propose à une femme bédouine -parmi d’autres femmes illettrées venues de divers pays, de quitter sa famille pour aller suivre une formation de 6 mois qui lui permettra de devenir ingénieure en énergie solaire et d’amener l’électricité à son village. Son combat pour réussir, malgré les embûches que le patriarcat, son mari et sa famille sèment sur son chemin.

f0f5cd10dad26e3e0218a1c550bfe9e2967b4f00Les vies dansent

De Fanny Pernoud et Olivier Bonnet, 2016, 59′ France

À 18 ans, Sandra glisse sous le RER et perd sa jambe droite. Le film suit sa reconstruction sur plusieurs années, au fil de rencontres avec d’autres jeunes femmes amputées comme elles. Portraits de femmes qui toutes, ont une combattivité et une énergie communicatives.

 

 

19H15 PUISSANTES

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Expérience fille ou garçons peu importe 4’48 (mouvement d’éducation populaire dans le Nord) 

Prix Femmes en résistance au concours Buzzons contre le sexisme de Télédebout

Clichés vs réalité, 2’58, lycée Vauban, Brest 

Prix Femmes en résistance au concours Buzzons contre le sexisme de Télédebout

Cerveaux mouillés d’orages

De Karine Lhémon, 2015, 75′, France

Portrait de Laurence et Hélène, couple de lesbiennes en situation de handicap. Karine Lhémon nous montre leur vie quotidienne, leur amour, leur combattivité et leur joie de vivre dans un monde hétérosocial et pensé pour des valides.

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21h15

CONCERT NINA BLUE : en duo, Nabila Mekkid (voix, guitare) et Julien Roussel (violoncelle)

La grille du programme :

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Appel à films 14e édition

 

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Merci pour ce beau festival !

11219511_893337974081527_4312604806899142561_nMerci à toutes et à tous qui êtes venues ce week-end au festival résister à l’uniformité ! Tout s’est très bien passé, avec une moyenne au dessus de 60 entrées par séance, et une superbe ambiance !

D’ailleurs, comme nous l’a suggéré avec raison une des plus anciennes fidèles du festival, nous aimerions faire un « livre d’or » pour que vous puissiez donner vos retours, ce qui vous a plu, vos impressions, et manifester votre soutien à ce week-end féministe. Ecrivez-nous en commentaire de ce message, nous les publierons, et cela nous sera d’une grande aide pour perpétuer le festival, si vous manifestez qu’il vous tient à coeur ! 

Pour cette année de résistance à l’uniformité, nous avons eu de très bons retours sur la programmation, avec une mention spéciale pour deux films :

-Vessel, sur l’activisme pro-avortement des « Women of Waves » en ouverture (1), « un film magnifique et plein d’énergie militante et Les Optimistes« , les vieilles dames volleyeuses de Norvège en clôture du festival ont raflé tous les suffrages, tant elles nous donnent une leçon de vie et envie de vieillir.

Nous avons également eu une très belle séance en partenariat avec Elles tournent le festival de films de femmes de Bruxelles (prochaine édition fin janvier) avec Marie Vermeiren, qui met toujours à la disposition de toutes avec une grande générosité sa connaissance exceptionnelle des films faits par des femmes à travers le monde !

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-Daddy, de Niki de Saint-Phalle et P.Whitehead, un des rares films à s’attaquer au père violeur, film fort et dérangeant, parfois contestable, sur le pire des traumatismes infligé aux enfants, et aux petites filles en particulier, et un des piliers les plus tabous du patriarcat, qui a longuement fait réfléchir et discuter le public. Merci à Catherine Gonnard qui est venue remettre la séance dans son contexte historique et dans le contexte de la vie et l’oeuvre de Niki (2).

-Merci à OzE’N et Ophélie, qui n’ont pas failli à la tradition d’un très beau moment musical en clôture du festival. Leurs voix et leur présence ont enchanté l’espace Jean Vilar et les résistantes!

-Tout au long du week-end, la cantine Kali Power, grâce à Moruni et sa belle équipe, Helena, Vanessa, Monique et Pascale, elles nous ont aidé à résister à l’uniformité en offrant à nos papilles et estomacs des saveurs fines et variées, merci à elles !

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-Merci à mes partenaires d’organisation et amies, Nadja et Moruni. Comme dit Nadja, il nous arrive parfois de ne pas être d’accord (et heureusement), mais nous sommes toujours solidaires, et heureuses de découvrir ensemble de nouveaux films, nouvelles artistes etc. Mention spéciale à la photo du programme, tirée des archives de Nadja, et qui a fait plus que l’unanimité (ah bon ce n’est pas possible ?).

-Merci à la ville d’Arcueil et à toute l’équipe de l’ Espace municipal Jean Vilar, et en particulier à Habib qui a réuni les films et Antoine, notre projectionniste toujours attentif et intéressé, à Dominique le directeur de la salle qui nous soutient depuis 13 ans, à Michel aux entrées et Marco pour le concert et à Claudine qui tient les lieux propres après le passage des festivalières.

-Merci aux spectatrices fidèles et agréables qui ne manquent pas une édition du festival ! Certaines d’entre elles sont même AmiEs de Femmes en résistance (si vous voulez soutenir le festival, vous pouvez envoyer une participation libre à l’ordre de Résistances de femmes, c/o Maison des femmes de Paris, 163, rue de Charenton, 75 012 Paris).

– ET un merci tout spécial à Rebecca et Mathilde qui ont assuré pour le « détalonnage » des tickets à l’entrée !

-Merci enfin au soleil et à la lune, toujours présents en ce dernier week-end de septembre à Arcueil…même nous étions déjà couchées pour l’éclipse de la décennie…

Enfin, un rendez-vous : nous serons présentes à la journée porte-ouvertes de la Maison des femmes de Paris, le 10 octobre à 14h, au 163, rue de Charenton dans le 12e (en non-mixité).
Sandrine

(1) si vous l’avez manqué, le film sera également diffusé en ouverture de Cineffable fin octobre

(2) Et merci à Jennifer qui a fait les sous-titres

Le programme de « Vive le féminisme », avec « Elles tournent » !

Comme annoncé dans le programme, nous faisons cette année un partenariat avec le festival de films de femmes de Bruxelles « Elles tournent » (Dames Draien), en donnant carte blanche à sa présidente et fondatrice, Marie Vermeiren, pour une séance de courts-métrages activistes internationaux « Vive le féminisme ». Celle-ci se découpe en deux parties, la première, « Action », courts-métrages activistes, la seconde, quelques films qui s’interrogent sur la faible place des femmes dans le cinéma.
En voici le programme détaillé :

VIVE LE FEMINISME

ACTION !

Partout les femmes sont en colère contre le monde tel qu’il est. Elles réclament leur place avec beaucoup d’humour et d’intelligence.

L’énergie des femmes est partout : à la maison, dans la rue, au travail, dans les arts.

pussy riotFREE THE PAVING STONE de Pussy Riot, Rus, 4’, vo Rus, St Fr

Les Pussy Riot investissent les lieux publics, rues et métro.

Le tout en musique et cagoules.

CELLULA ARMADA DE PUTAS HYSTERICAS de C.A.P.H., Espagne, 2014, 3’, vo SP, st Fr

celulaarmadadeputashistericas_collective« Vous avez le pouvoir, nous avons la rue ». Des femmes menacent le patriarcat. Tremblez !

IT’S YOUR FAULT (version longue) de AIB Collective, Kalki Koechlin et VJ Juhi Panday

India, 2013, 14’, vo Eng st Fr

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L’humour décalé d’une campagne choc en Inde contre les agressions sexuelles va peut-être changer les choses. Les actrices, stars indiennes, témoignent de leur engagement.

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de Adelaide Dunn, Zoe Ellwood & Olivia Lubbock

NZ, 2014, 4’, vo Eng, St Fr

Parodie du clip Blurred Lines de Robin Thicke. Excédées, trois étudiantes en Droit en Nouvelle-Zélande ont frappé fort et juste.

ET L’ART DANS TOUT CA ?

Pourquoi si peu de femmes dans l’industrie du cinéma?

Partout les femmes s’interrogent, questionnent, proposent des stratégies pour changer la situation.

LES FEMMES DANS LA CULTURE

de Mouvement H/F, Fr, 3’, vo Fr

femmesdanslaculture1Une mère consulte l’assistante d’orientation pour sa fille qui veut devenir artiste. Hélas, la carrière est bouchée par les 95% d’hommes qui composent la profession.

WE WANT MORE

Think Tank – La Doc, All, 2013, 4’, vo Eng st Fr

we want moreDes réalisatrices ont invité des professionnel-le-s du cinéma à faire des propositions pour une meilleure situation des réalisatrices dans l’industrie du Cinéma. Provocation assurée.

           Lors du dernier Festival de Berlin, la performeuse Rigoletti a participé aux actions de l’association des réalisatrices Pro Quote Regie. Voici sa version de la situation des femmes

RIGOLETTI 03 Rigoletti, All, 6’, 2015, vo all, St Fr et Eng

rigoletti 03Lors du dernier Festival de Berlin, la performeuse Rigoletti a participé aux actions de l’association des réalisatrices Pro Quote Regie. Voici sa version de la situation des femmes  dans le cinéma. Humour et profondeur garantis.

WOMEN MAKE GREAT FILMS Jasmila Zbanic, All/Swd, 2015, 6’, vo Eng, St Fr et Eng

women_make_great_filmsNon sans humour, des professionnel-le-s nous parlent de leur métier du cinéma et des pistes à suivre pour changer la situation. Avec Agnès Varda (F), Adela Peeva (Bulg), Barbara Hammer (US), Masa Hilcisim (CZ), Zoran Solomon (D), Beth B ; (US), Jae-Hee Hong (Corée), Jennifer Reeder (US), Anne Serner (SW).

« Quand je suis au montage, je n’utilise pas mon vagin, je suis assise dessus » J. Reeder