Archives mensuelles : juillet 2011

Découvrez le programme de la 9ème édition ! 1er et 2 octobre 2011

Femmes en résistance s’attaque cette année à la violence institutionnelle ! Pendant deux jours, projections, débats, expos, mais aussi convivialité, concerts et la cuisine de Moruni (Kali power cantine indienne). Voici le programme de cette neuvième édition, qui se déroule comme chaque année à l’espace municipal Jean Vilar d’Arcueil, RER B Laplace ou Arcueil-Cachan (plus près, mais en zone 3).

1er et 2 Octobre /9ème édition du festival féministe de documentaires / Espace municipal Jean Vilar, Arcueil

FEMMES EN RESISTANCE A LA VIOLENCE INSTITUTIONNELLE !

L’institution a-t-elle jamais été aussi violente avec les femmes ?

Médias, économie, sport, arts, ont pris le relais de la loi pour objectiviser les femmes.
Précarisation, exploitation, esclavagisme sexuel, le « nouveau monde » utilise tous les moyens pour perpétuer le système patriarcal, en allant jusqu’à s’emparer du mot féminisme.

Mais les féministes, les vraies, sont mobilisées contre cette offensive brutale et systématique. C’est leur parole et leur expression que cette 9ème édition fera entendre, tout en laissant la place au débat et à de beaux moments festifs !

SAMEDI

Ouverture 13h30

14h00 Le temps et la distance ne nous réduiront pas au silence

« Eu Sou Autoestima » , Collectif Camtra, Brésil, 30′

Elles se lèvent à 5h du matin pour aller travailler en ville et revenir à la nuit

pour s’occuper de la maison et des enfants. Face à un système économique patriarcat, elles prennent la parole, racontent leur héroïsme quotidien, et prennent confiance.

« Correspondances », France, Laurence Petit-Jouvet, 58′

Des femmes de la diaspora malienne vivant à Montreuil en Seine-Saint-Denis s’adressent, dans une “lettre filmée” à une personne de leur choix, réelle ou imaginaire. Des femmes de Bamako et

de Kayes au Mali s’en inspirent ensuite librement, pour réaliser à leur tour leur lettre “filmée”. Chacune était invitée à parler de son travail, chacune a saisi l’occasion pour dire ce qui est important pour elle.

16h00 Projection-débat avec la FNSF (Fédération nationale solidarité femmes)

Hébergement des femmes victimes de violence : de l’accompagnement et après

il y a 25 ans : « maintenant, ça va », de Hélène Châtelain, France, 30′, 1987

Aujourd’hui : « violences conjugales, comment en sortir », de Laetitia Moreau, France, 52′, 2010

Autour de ces deux films, nous discuterons des avancées faites -ou non- en 25 ans d’hébergement d’urgence. Débat animé par Pascale Carayon, de la Fédération nationale solidarité femmes.

19h00 Se dire lesbienne, malgré la loi

« I am » de Sonali Gulati, Inde-Etats-Unis, 71′, 2010

La réalisatrice retourne en Inde. Elle n’a jamais osé dire à sa mère qu’elle était lesbienne, et maintenant, elle veut dire et entendre ce que ressentent , ce que vivent, comment luttent les jeunes indiennes et indiens qui font leur coming out, et se battent pour la dépénalisation de l’homosexualité.

21h00

Abolir le système prostitueur !

L’imposture, d’Eve Lamont, Québec, 93′, 2011

« Toute tentative d’esthétisation ou de décriminalisation de la prostitution relève de l’imposture ».

Elles ont 22, 34 ou 48 ans, habitent Montréal, Québec ou Ottawa… Ces femmes qui ont récemment quitté la prostitution ou tentent d’en sortir mènent un âpre combat pour se réinsérer socialement et retrouver quiétude et sécurité. Dans ce long processus parsemé d’embûches, chacune cherche à reprendre le contrôle de sa vie, à retrouver l’estime de soi et trouver une nouvelle place.


DIMANCHE

14h00 Désobjectiviser le corps des femmes

« Corps de femmes, variation 1 »,

collectif, 2011, 38′

Réalisations des paritcipantes de l’atelier d’écriture et de vidéo « FEMME, GENRE ET SPORT »,enquête sur la féminité à travers le sport

Massage à la camerounaise, 44′,de Josa Anszjembe, France-Cameroun, 2010

Elles croient protéger leurs filles en leur « massant les seins » pour qu’elles n’attirent pas trop tôt les hommes. Cette torture qui leur est ainsi infligée a des conséquences terribles pour le reste de leur vie.


16h00 Le radicalisme, seule issue contre l’institution ?

-SCUM 40 ans après, 24′, 2011, Rebecca et Sandrine

Le collectif « les insoumuses », décidait en 1976 de filmer une lecture du pamphlet radical de Valerie Solanas, SCUM manifesto. Le dispositif choisi, et sa lecture par Delphine Seyrig, mettaient en valeur ce texte incompris et caricaturé. 40 ans après, alors que l’oeuvre de Valerie Solanas est parfois associé à des voix antiféministes, nous avons voulu reprendre l’idée de Carole (Roussopoulos) et Delphine (Seyrig), pour tenter de redonner à son texte sa puissance radicale et subversive…

Michèle Causse*, une écrivain en terres occupées, de Michel Garcia Luna, 47′

* Ces entretiens avec Michèle Causse constituent un accès vivant à son travail d’écriture et à sa démarche singulière. Sa voix passionnée démontre comment une nouvelle nomination doit obéir désormais à un double impératif : dévoiler l’usurpation, l’iniquité de tout langage, et dans le même mouvement faired lieu d’une nouvelle intersubjectivité, jouissance d’un symbolique impensé et jubilatoire. Michèle Causse refuse les catégories de la « sexcision », de la « sexualisation ».

18h00 :

Réinventer les images

Les un an de Télédebout

Fin septembre, Télédebout fête ses un an et vient présenter son travail de première webtélé féministe, lieu de ressources et d’initiative, pour une autre représentation des femmes à l’image.

19h : Concert dans le hall.

Système D

avec
Aude (guitare)
Catherine (ukulélé)
Natalya ( accordéon, cajon et percussions )
Sylvie ( chant, guitare, ukulélé, stompbass )

Et bien sûr, comme chaque année, la Librairie Violette and Cotiendra un stand dans le hall.
Cette année, c’est
Kali Power
cantine indienne qui assurera la cafétéria !

Les tarifs, toujours à souligner
Séance à l’unité tarif plein : 5,20 euros tarif réduit : 4,75 euros
Forfait journée tarif plein : 10,95 euros tarif réduit : 7,30 euros