Archives mensuelles : septembre 2015

Merci pour ce beau festival !

11219511_893337974081527_4312604806899142561_nMerci à toutes et à tous qui êtes venues ce week-end au festival résister à l’uniformité ! Tout s’est très bien passé, avec une moyenne au dessus de 60 entrées par séance, et une superbe ambiance !

D’ailleurs, comme nous l’a suggéré avec raison une des plus anciennes fidèles du festival, nous aimerions faire un « livre d’or » pour que vous puissiez donner vos retours, ce qui vous a plu, vos impressions, et manifester votre soutien à ce week-end féministe. Ecrivez-nous en commentaire de ce message, nous les publierons, et cela nous sera d’une grande aide pour perpétuer le festival, si vous manifestez qu’il vous tient à coeur ! 

Pour cette année de résistance à l’uniformité, nous avons eu de très bons retours sur la programmation, avec une mention spéciale pour deux films :

-Vessel, sur l’activisme pro-avortement des « Women of Waves » en ouverture (1), « un film magnifique et plein d’énergie militante et Les Optimistes« , les vieilles dames volleyeuses de Norvège en clôture du festival ont raflé tous les suffrages, tant elles nous donnent une leçon de vie et envie de vieillir.

Nous avons également eu une très belle séance en partenariat avec Elles tournent le festival de films de femmes de Bruxelles (prochaine édition fin janvier) avec Marie Vermeiren, qui met toujours à la disposition de toutes avec une grande générosité sa connaissance exceptionnelle des films faits par des femmes à travers le monde !

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-Daddy, de Niki de Saint-Phalle et P.Whitehead, un des rares films à s’attaquer au père violeur, film fort et dérangeant, parfois contestable, sur le pire des traumatismes infligé aux enfants, et aux petites filles en particulier, et un des piliers les plus tabous du patriarcat, qui a longuement fait réfléchir et discuter le public. Merci à Catherine Gonnard qui est venue remettre la séance dans son contexte historique et dans le contexte de la vie et l’oeuvre de Niki (2).

-Merci à OzE’N et Ophélie, qui n’ont pas failli à la tradition d’un très beau moment musical en clôture du festival. Leurs voix et leur présence ont enchanté l’espace Jean Vilar et les résistantes!

-Tout au long du week-end, la cantine Kali Power, grâce à Moruni et sa belle équipe, Helena, Vanessa, Monique et Pascale, elles nous ont aidé à résister à l’uniformité en offrant à nos papilles et estomacs des saveurs fines et variées, merci à elles !

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-Merci à mes partenaires d’organisation et amies, Nadja et Moruni. Comme dit Nadja, il nous arrive parfois de ne pas être d’accord (et heureusement), mais nous sommes toujours solidaires, et heureuses de découvrir ensemble de nouveaux films, nouvelles artistes etc. Mention spéciale à la photo du programme, tirée des archives de Nadja, et qui a fait plus que l’unanimité (ah bon ce n’est pas possible ?).

-Merci à la ville d’Arcueil et à toute l’équipe de l’ Espace municipal Jean Vilar, et en particulier à Habib qui a réuni les films et Antoine, notre projectionniste toujours attentif et intéressé, à Dominique le directeur de la salle qui nous soutient depuis 13 ans, à Michel aux entrées et Marco pour le concert et à Claudine qui tient les lieux propres après le passage des festivalières.

-Merci aux spectatrices fidèles et agréables qui ne manquent pas une édition du festival ! Certaines d’entre elles sont même AmiEs de Femmes en résistance (si vous voulez soutenir le festival, vous pouvez envoyer une participation libre à l’ordre de Résistances de femmes, c/o Maison des femmes de Paris, 163, rue de Charenton, 75 012 Paris).

– ET un merci tout spécial à Rebecca et Mathilde qui ont assuré pour le « détalonnage » des tickets à l’entrée !

-Merci enfin au soleil et à la lune, toujours présents en ce dernier week-end de septembre à Arcueil…même nous étions déjà couchées pour l’éclipse de la décennie…

Enfin, un rendez-vous : nous serons présentes à la journée porte-ouvertes de la Maison des femmes de Paris, le 10 octobre à 14h, au 163, rue de Charenton dans le 12e (en non-mixité).
Sandrine

(1) si vous l’avez manqué, le film sera également diffusé en ouverture de Cineffable fin octobre

(2) Et merci à Jennifer qui a fait les sous-titres

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Le programme de « Vive le féminisme », avec « Elles tournent » !

Comme annoncé dans le programme, nous faisons cette année un partenariat avec le festival de films de femmes de Bruxelles « Elles tournent » (Dames Draien), en donnant carte blanche à sa présidente et fondatrice, Marie Vermeiren, pour une séance de courts-métrages activistes internationaux « Vive le féminisme ». Celle-ci se découpe en deux parties, la première, « Action », courts-métrages activistes, la seconde, quelques films qui s’interrogent sur la faible place des femmes dans le cinéma.
En voici le programme détaillé :

VIVE LE FEMINISME

ACTION !

Partout les femmes sont en colère contre le monde tel qu’il est. Elles réclament leur place avec beaucoup d’humour et d’intelligence.

L’énergie des femmes est partout : à la maison, dans la rue, au travail, dans les arts.

pussy riotFREE THE PAVING STONE de Pussy Riot, Rus, 4’, vo Rus, St Fr

Les Pussy Riot investissent les lieux publics, rues et métro.

Le tout en musique et cagoules.

CELLULA ARMADA DE PUTAS HYSTERICAS de C.A.P.H., Espagne, 2014, 3’, vo SP, st Fr

celulaarmadadeputashistericas_collective« Vous avez le pouvoir, nous avons la rue ». Des femmes menacent le patriarcat. Tremblez !

IT’S YOUR FAULT (version longue) de AIB Collective, Kalki Koechlin et VJ Juhi Panday

India, 2013, 14’, vo Eng st Fr

itsyourfault_AIBcollective

L’humour décalé d’une campagne choc en Inde contre les agressions sexuelles va peut-être changer les choses. Les actrices, stars indiennes, témoignent de leur engagement.

defined-lines_dunnDEFINED LINES

de Adelaide Dunn, Zoe Ellwood & Olivia Lubbock

NZ, 2014, 4’, vo Eng, St Fr

Parodie du clip Blurred Lines de Robin Thicke. Excédées, trois étudiantes en Droit en Nouvelle-Zélande ont frappé fort et juste.

ET L’ART DANS TOUT CA ?

Pourquoi si peu de femmes dans l’industrie du cinéma?

Partout les femmes s’interrogent, questionnent, proposent des stratégies pour changer la situation.

LES FEMMES DANS LA CULTURE

de Mouvement H/F, Fr, 3’, vo Fr

femmesdanslaculture1Une mère consulte l’assistante d’orientation pour sa fille qui veut devenir artiste. Hélas, la carrière est bouchée par les 95% d’hommes qui composent la profession.

WE WANT MORE

Think Tank – La Doc, All, 2013, 4’, vo Eng st Fr

we want moreDes réalisatrices ont invité des professionnel-le-s du cinéma à faire des propositions pour une meilleure situation des réalisatrices dans l’industrie du Cinéma. Provocation assurée.

           Lors du dernier Festival de Berlin, la performeuse Rigoletti a participé aux actions de l’association des réalisatrices Pro Quote Regie. Voici sa version de la situation des femmes

RIGOLETTI 03 Rigoletti, All, 6’, 2015, vo all, St Fr et Eng

rigoletti 03Lors du dernier Festival de Berlin, la performeuse Rigoletti a participé aux actions de l’association des réalisatrices Pro Quote Regie. Voici sa version de la situation des femmes  dans le cinéma. Humour et profondeur garantis.

WOMEN MAKE GREAT FILMS Jasmila Zbanic, All/Swd, 2015, 6’, vo Eng, St Fr et Eng

women_make_great_filmsNon sans humour, des professionnel-le-s nous parlent de leur métier du cinéma et des pistes à suivre pour changer la situation. Avec Agnès Varda (F), Adela Peeva (Bulg), Barbara Hammer (US), Masa Hilcisim (CZ), Zoran Solomon (D), Beth B ; (US), Jae-Hee Hong (Corée), Jennifer Reeder (US), Anne Serner (SW).

« Quand je suis au montage, je n’utilise pas mon vagin, je suis assise dessus » J. Reeder