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CP Le festival approche : avec nous, venez résister à l’obscurantisme !

La onzième édition du festival « Femmes en résistance » les 28 et 29 septembre à Arcueil, c’est le week-end prochain !

Cette année, nous résistons à l’obscurantisme sous forme de 8 commandements féministes.
De « tu ne seras la côte de personne à « Tu chanteras ta liberté » en passant par « Tu ne seras ni achetée, ni vendue, ni violée »,
le festival proposera, en présence de plusieurs réalisatrices, de nombreux documentaires féministes souvent inédits en France.

Going up The Stairs

Ainsi, « Going up the stairs de l’Iranienne Roksareh Ghaem Maghami qui nous montre comment cette dame de 50 ans, mariée à 9 ans, , trouve enfin un moyen de s’épanouir et ne plus être tout à fait la « côte » de son mari, par la découverte de la peinture.
Ou encore « Grrrl Love and Revolution », de Abby Moser qui revient, avec des témoignages de l’époque, sur l’émergence des « Riot Girrls », groupes punk rock féministe, mais également mouvement de société et de lutte contre les violences masculines, et comment elles ont du résister à être happées par les médias et maisons de disque.

Le 28 septembre journée internationale pour la dépénalisation de l’Avortement nous discuterons autour du droit à l’avortement en France et aux états unis avec Arlette Zilberg pour sa participation au Collectif Tenon et Stacey Benoit réalisatrice de « Une question de choix »,  un regard sur les escortes de bénévoles qui défendent les femmes désirant avorter et le personnel médical des cliniques attaqué par les fous de Dieu : un petit aperçu des États-Unis dans le Wisconsin.
Nous verrons aussi « No Burqas behind bars », ou comment des femmes afghanes condamnées pour des crimes moraux vivent à l’intérieur d’une prison.
Le dimanche 29 septembre nous discuterons autour de la question de la marchandisation des femmes, de la prostitution, de la maternité de substitution (appelée aussi GPA) et de l’adoption, dans une séance intitulée « tu ne seras ni achetée, ni vendue, ni violée ».
Avec des témoignages de survivantes de la prostitution, avec la CLF, Coordination Lesbienne en France qui parlera de la maternité de substitution en France après la projection d’un film sur le business des mères porteuses en Inde « Mother Anonymous » et avec la réalisatrice Sabreen Bint Loula sur l’adoption, qui signe un portrait poignant et politique (cf photo film ci dessous- sabreenbintloula@gmail.com) : « Celle qui meurt ».
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Toujours le dimanche Noémi Aubry, une des réalisatrices de Dix Cauris nous présentera son documentaire qui décrypte la lutte contre l’excision au Mali. Nous ferons ensuite un point sur la France.
Enfin, en partenariat avec Teledebout, webtv féministe, nous projetterons les deux films primés par le festival au deuxième concours « buzzons contre le sexisme » et présenterons sa 3e édition.

Grrrl Love & Revolution, Abby Moser, dimanche 29 à 18h30

Nous n’oublions pas nos Utopies avec « la Radio des bonnes nouvelles » une création théâtrale de Gerty Dambury  à ne pas manquer ! La radio des bonnes nouvelles annonce que le monde a changé les femmes sont désormais libres et traités à l’égal des hommes.
Pendant deux jours, il y a aura aussi sur place la librairie féministe « Violette and Co » avec des dédicaces (Delphine Beauvois pour « Nous ne sommes pas des poupées » et Muriel Salmona pour « Le livre noir des violences sexuelles »),
et toujours, la cantine « Kali Power ». Car pour résister à l’obscurantisme, il faut des nourritures intellectuelles, mais aussi terrestres !

CP : Vivement le dépôt de proposition de loi abolitionniste qui pénalise le client prostitueur !

Ce mardi, les députées Maud Olivier et Catherine Coutelle ont présenté au groupe parlementaire PS le rapport sur la proposition de loi pour l’abolition du système prostitueur. Si cette proposition de loi est retenue, elle sera déposé à l’Assemblée Nationale et les débats pourront commencer.
Femmes en résistance encourage les parlementaires à soutenir cette proposition de loi historique et attend avec une vive impatience son dépôt effectif.
 
La position abolitionniste de la France a été réaffirmée à l’Assemblée Nationale en 2011, ancrant définitivement la prostitution dans le champ des violences faites aux femmes. Pourtant si le viol et le harcèlement sexuel sont pénalisés, imposer un rapport sexuel par l’argent reste impuni. A l’inverse, ce sont les personnes prostituées qui sont aujourd’hui encore pénalisées.
Une loi qui inclurait l’interdiction d’achat d’acte sexuel, l’abrogation du délit de racolage et des mesures d’aide à la sortie de la prostitution  positionnerait la France enfin clairement du côté des personnes prostituées.
En faisant voter cette loi, la France pourrait se poser en précurseure de droits des femmes et humains.

Femmes en résistance, festival féministe de documentaires, est profondément abolitionniste.

Nous insistons sur le fait que la future  proposition de loi devra inclure

·        La protection des personnes prostituées :
o   Suppression de toute forme de répression à leur encontre,
o   Mise en place d’un plan national d’envergure d’alternatives à la prostitution avec des moyens conséquents,
o   Régularisation immédiate de toutes les personnes victimes de la prostitution
·        La fin de l’impunité des clients prostitueurs :
o   L’interdiction de l’achat d’un acte sexuel dans le code pénal
o   Le renforcement de moyens visant à la prévention et à l’éducation à l’égalité

Le renforcement des moyens effectifs de lutte contre toutes les formes de proxénétisme et l’accès à une réparation intégrale du préjudice subi par ses victimes.

Femmes en résistance : les 8 commandements féministes contre l’obscurantisme !

Découvrez le programme de la 11e édition du festival, les 28 et 29 septembre à l’espace municipal Jean Vilar d’Arcueil !

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Rencontre le 4 septembre avec Muriel Salmona à la librairie Violette and CO.

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LE GROUPE « LES AMIES DE FEMMES EN RESISTANCE »

Vous qui lisez ce blog, vous connaissez bien sûr notre festival «  Femmes en Résistance  » qui a lieu chaque année le dernier weekend de septembre à l’espace Jean Vilar à Arcueil. Ce festival de films documentaires a été créé il y a 11 ans par l’association féministe «  Résistances de femmes  ». Notre festival est militant et dénonce les violences faites aux femmes, les discriminations, l’idéologie sexiste. Il contribue à rendre visibles des résistances de femmes au système patriarcal dans le monde entier. Enfin, il a pour vocation de montrer le travail de femmes réalisatrices trop souvent mises à l’écart des grandes compétitions et d’échanger autour des films sur les thèmes abordés.

En raison du succès grandissant de notre festival, nous souhaitons développer des nouveaux projets. Nous avons beaucoup d’idées mais peu de moyens financiers. Or, comme vous le savez nous sommes dans une période de restrictions budgétaires touchant les associations et plus particulièrement celles qui ne bénéficient pas d’une grande notoriété. Aussi, avons-nous envisagé de mettre en place une adhésion de soutien, sous le nom «  les AmiEs de Femmes en Résistance  »

Les fonds recueillis serviraient à améliorer le fonctionnement du festival et notamment  :
-la communication  : réalisation d’affiches, et autres supports mettant en valeur le festival.
    Accueillir des réalisatrices dont les films sont présentés, possibilité de participer à leurs frais de déplacement
    Rémunérer les artistes qui se produisent pendant le festival, pour pouvoir maintenir les moments de concert et spectacle vivant, rémunérer les exposantes.

En échange, faire partie des «  AmiEs de femmes en résistance  » ouvrirait la possibilité de participer à une après-midi/soirée de réflexion conviviale autour du festival  : réflexion et discussion -que l’on n’a pas toujours suffisamment le temps de mener pendant l’événement- sur l’édition écoulée, propositions pour l’édition suivante, qui pourront être reprises par l’équipe du festival.

Vous pouvez envoyer vos adhésions de soutien par chèque libellé à l’ordre de Résistances de femmes  à l’adresse suivante  :
Résistances de femmes
c/o Maison des femmes de Paris
163, rue de Charenton
75012 PARIS

11ème édition : Résistance à l’obscurantisme !

capture-d_ecc81cran-2012-06-25-acc80-20-50-02.pngPour sa onzième édition, qui se déroulera les 28 et 29 septembre toujours à l’espace municipal Jean Vilar d’Arcueil, le festival Femmes en résistance s’intéressera aux femmes qui, partout à travers le monde, résistent à l’obscurantisme, sous toutes ses formes.

L’obscurantisme, c’est le refus de la pensée et des droits à l’autre, sous prétexte qu’en tant que dominant-détenteur du pouvoir, on peut nommer et imposer, donc faire passer pour vérité ce qui n’est que défense de ses intérêts ou son opinion.

C’est aussi le moyen de justifier auprès des opprimé-e-s la soumission qui leur est imposée en invoquant comme donné et incontestable ce qui n’est qu’un dogme.

Pour les femmes, le phénomène est mondial et traverse toutes les sociétés. Partout, il est dévastateur. Véhiculé à grande échelle par les idéologies religieuses et capitalistes ou par ceux qui s’en emparent, il impose violences, privations de liberté, freins à l’émancipation des femmes.

Ainsi, empêcher les filles d’aller à l’école par tous les moyens -dont celui de rendre les routes trop peu sûres pour qu’elles puissent faire le trajet, est la première manifestation de l’obscurantisme patriarcal. Mutiler les femmes, forcer les mariages, imposer des tenues vestimentaires sont les moyens utilisés pour y parvenir.

Au sein des sociétés capitalistes occidentales, l’obscurantisme avance à visage couvert, affirmant d’une part l’égalité, en refusant d’autre part son application aux femmes et aux lesbiennes. S’arrangeant pour enfermer les femmes dans des tenues contraignantes, pour faire coller leurs hauts talons aux planchers de l’entreprise, en les écartant des réseaux et moyens d’ascension sociale, en les maintenant dans le « devoir d’être mère », en leur imposant enfin le harcèlement sexuel et toutes les formes de violences, et ce dès l’enfance, pour qu’elles ne puissent espérer pouvoir développer leur vie propre, selon leur désir.

Lumière de la résistance

Dans ce contexte très noir pour les femmes, par quels moyens résistent elles à l’obscurantisme ? Comment font-elles, alors qu’elles risquent parfois la prison ou la mort simplement pour avoir osé parler, sortir de chez elles, exprimer leur opinion, pour malgré tout se battre et faire reconnaître leurs droits de personne humaine  ? Faut-il qu’elles visent le séparatisme, fassent grève, ou prennent les armes, ou la plume, le pinceau ou la caméra  ? Comment et où peut s’organiser la résistance  ?


A travers des documentaires venus de nombreux pays du monde, des débats et des rencontres, le festival abordera toutes ces questions, et tentera d’ouvrir une porte vers les utopies, les réalités de demain, que nos combats rendent possibles.

Buzzons contre le sexisme 2e : un bon cru !

Cette année encore Femmes en résistance décernait un prix pour la deuxième édition du concours Buzzons contre le sexisme !

A dire d'elles

Mercredi au cinéma La Clef à Paris, c’était la remise des prix « Buzzons contre le sexisme », organisé par Teledebout, dont c’était la deuxième édition.
Plus de 50 films réalisés, et de nombreux primés à l’arrivée. Car dans chaque catégorie, 10-14 ans, 15-16 ans et 17-25, il y a eu de belles découvertes. Femmes en résistance décernait comme l’an dernier son prix, et le choix n’a donc pas été facile. Nous avons décidé de récompenser 2 films (que vous pourrez voir dans la 9e édition du festival) : « Un unique chromosome », qui a également eu un premier prix du jury, un très court film autonome qui nous a plu parce qu’il réussit là où tant d’autres, selon nous, échouent d’habitude : il fonctionne sur le principe du renversement. En moins de 2′, avec un commentaire (un peu trop rapide dans son rythme), ce film d’animation raconte l’histoire de l’humanité à…

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10-20 juillet : l’Eurolesbopride à Marseille

A dire d'elles

C’est un événement unique, et en plus il a lieu à Marseille, en été ! L’Eurolesbopride, grande manifestation lesbienne, se déroulera du 10 au 20 juillet. Dans un contexte où l’homophobie ambiante et déclarée cache parfois la spécificité de la lesbophobie (qui lie homophobie et sexisme), c’est une très bonne nouvelle que cet événement.

C’est le Centre Evolutif Lilith (CEL), qui l’organise (parallèllement à l’Europride qui se déroule aux mêmes dates), avec ses partenaires de la CLF. L’objectif, faire un grand rassemblement avec des nombreux moments non-mixtes, et lutter contre le sexisme, la lesbophobie et toutes les discriminations. Ce sera aussi un moment de convivialité pour toutes celles, lesbiennes ou amies, qui ont envie de se retrouver pour des activités en non-mixité, pour pouvoir « se ressourcer, écrire et transmettre notre culture, notre histoire ». Enfin, c’est aussi un lieu pour contribuer à mettre en place des réseaux, en particulier de solidarité…

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